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Financer son matériel quand l'entreprise vient d'être créée : ce que regarde un dossier de leasing

Financer le matériel d'une entreprise en création en crédit-bail ou en location financière, sans premier bilan - Leaseworld

Oui, une entreprise qui vient d'être créée peut financer son matériel en crédit-bail ou en location financière, sans attendre son premier bilan : le dossier s'étudie alors sur le projet, le prévisionnel, le parcours du dirigeant et l'usage prévu de l'équipement, qui reste la propriété du bailleur pendant toute la durée du contrat.
Leaseworld monte ces dossiers régulièrement — 21 des études de cas publiées sur ce site concernent une entreprise en création, un établissement en ouverture, une reprise ou le lancement d'une nouvelle activité, sur des durées de 24 à 60 mois — et répond sous 48 heures, sans condition d'ancienneté affichée.
Ce qui change par rapport à une entreprise installée n'est pas l'accès au financement, mais la nature des pièces qui remplacent les comptes annuels.

Peut-on financer du matériel quand l'entreprise vient d'être créée ?

C'est la question la plus posée dans les demandes que nous recevons, devant toutes les autres.
Elle a une réponse simple : le financement locatif repose d'abord sur le matériel lui-même.
Dans un crédit-bail ou une location financière, le bailleur achète l'équipement choisi par l'entreprise et le lui loue ; il en reste propriétaire jusqu'au terme du contrat, et ce bien constitue sa garantie.
C'est ce qui rend le leasing accessible là où un prêt classique attend généralment plusieurs exercices d'historique bancaire.

Le besoin n'a rien de marginal.
Selon l'Insee, 1 165 800 entreprises ont été créées en France en 2025, un niveau record, dont 301 300 sociétés (Insee Première n° 2092, 28 janvier 2026).
Une bonne partie d'entre elles doit s'équiper avant même d'avoir encaissé son premier euro : une cuisine avant l'ouverture du restaurant, une machine avant la première commande, un chariot élévateur avant l'arrivée du premier stock.

Qu'est-ce qui remplace les bilans dans un dossier de création ?

Une entreprise installée se juge sur ses comptes ; une entreprise qui démarre se juge sur la cohérence de son projet.
Trois éléments font ce travail.
Le prévisionnel d'activité, d'abord, qui doit dire d'où viendront les premiers revenus et à quel rythme — c'est lui qui permet de caler les loyers.
Le parcours du dirigeant, ensuite : un professionnel qui s'installe après des années dans son métier, ou qui est accompagné dans sa création, ne présente pas le même dossier qu'un projet sans expérience du secteur.
L'équipement, enfin : un matériel standard, durable et revendable pèse favorablement, parce qu'il garde sa valeur pendant le contrat.

Quand l'activité a déjà commencé, même depuis quelques mois, les premiers relevés d'activité complètent utilement le prévisionnel.
Dans l'un de nos dossiers, une société d'exploitation créée quelques mois plus tôt a fait financer dix distributeurs automatiques en s'appuyant sur les résultats de ses deux premières tournées et sur la holding qui la détenait.
Les chiffres réels, même courts, valent mieux que les meilleures projections.

Quelles pièces réunir pour une première demande ?

  • Le devis ou la facture pro forma du fournisseur, avec la désignation précise du matériel.
  • Le prévisionnel ou le business plan, même synthétique, sur la durée envisagée du financement.
  • Les statuts ou le projet de statuts, et l'extrait Kbis dès qu'il existe.
  • Une présentation courte du dirigeant, de son expérience et de l'usage prévu de l'équipement.
  • Si l'activité a démarré : les premiers relevés d'activité ou de chiffre d'affaires.

Dans un de nos dossiers de logiciel métier, l'étude a porté sur le prévisionnel sur cinq ans, le contrat de licence, la facture de l'éditeur et le projet de statuts — pour une société qui n'était pas encore immatriculée.
Rien de plus n'est nécessaire pour obtenir une réponse de principe.

Quels leviers rendent un projet de création finançable ?

Un dossier de création ne se résume pas à un oui ou un non : il se construit.
Les leviers ci-dessous sont tous tirés de dossiers réels que nous avons montés, et aucun n'est une condition préalable.

  • Un premier loyer plus important. Un porteur de projet qui dispose d'un apport personnel peut le mobiliser en premier loyer majoré : le dossier s'en trouve sécurisé et les loyers suivants diminuent. C'est ce qui a permis à un restaurant en création, sans premier bilan, de financer l'ensemble de sa cuisine sur 60 mois.
  • Des loyers calés sur la montée en charge. Le montant et la durée se construisent à partir du prévisionnel, pour que les échéances restent compatibles avec les premiers mois d'activité.
  • Un démarrage des loyers différé. Dans le dossier de logiciel métier cité plus haut, un différé a porté sur les six premiers loyers, le temps que l'activité produise ses premiers revenus.
  • L'appui d'une structure existante. Une holding ou une société sœur qui porte déjà une activité peut adosser le dossier d'une entité nouvelle.
  • Le leaseback du matériel déjà acheté. Un créateur qui a payé comptant ses premiers équipements peut les céder au bailleur et les reprendre en location, pour reconstituer sa trésorerie de démarrage.

Sur ce dernier point, notre page consacrée au leaseback d'équipements détaille le mécanisme.
Il est particulièrement utile au lancement, quand le dirigeant a souvent avancé lui-même l'achat des premières machines et découvre ensuite le besoin de trésorerie pour le stock, les salaires ou l'aménagement du local.

Dans quels métiers ces dossiers se présentent-ils ?

Nos 21 études de cas de création, d'ouverture ou de reprise se répartissent ainsi : 7 en restauration et cuisine professionnelle, 7 en industrie, 2 dans l'énergie, 2 dans le logiciel et l'informatique, 2 en santé et esthétique, 1 dans le négoce de matériaux de construction.
La restauration est le cas d'école : tout le matériel doit être en place avant l'ouverture, et la cuisine professionnelle en leasing évite d'engloutir dans l'inox la trésorerie qui devra payer les premiers mois.
En industrie, ce sont des ateliers qui démarrent, une jeune entreprise du bois ou une laverie automatique — voir notre page financement de matériel industriel.

La santé et l'esthétique fournissent un autre cas fréquent : le professionnel qui s'installe ou qui élargit son activité.
Nous avons par exemple financé en crédit-bail la machine d'épilation laser d'une infirmière libérale en reconversion, sur 60 mois, sans apport initial significatif — un dossier typique de la page financement de matériel médical et paramédical.
Et côté restauration, le crédit-bail sans bilan d'un restaurant en création montre pas à pas comment l'apport a été mobilisé.
Ce sont des dossiers réels, anonymisés, et non des exemples reconstitués.

Crédit-bail, location financière ou prêt : lequel choisir au démarrage ?

Le crédit-bail convient au matériel durable que l'entreprise veut garder : il se termine par une option d'achat, et c'est la formule de la plupart de nos dossiers de création.
La location financière convient à ce qui se démode vite ou se renouvelle — informatique, logiciels, équipements connectés — et se termine par une restitution ou un renouvellement.
Le prêt bancaire reste pertinent quand l'entreprise dispose déjà d'un historique ou de garanties personnelles importantes, mais c'est précisément ce qui manque le plus souvent au démarrage.

Dans les trois cas, les loyers d'un contrat de leasing sont des charges d'exploitation et n'apparaissent pas comme une dette au bilan d'une entreprise en normes françaises.
Pour un créateur, cela laisse intacte la capacité d'emprunt qu'il réservera à ce qui ne se loue pas : le fonds de commerce, les travaux, le besoin en fonds de roulement.
Notre guide du financement de matériel professionnel compare ces solutions critère par critère, et notre dossier sur le financement du matériel d'occasion répond au cas, fréquent au démarrage, du créateur qui s'équipe d'occasion pour limiter son investissement.

Reprise d'entreprise et changement d'activité : les mêmes règles ?

Pas tout à fait, et c'est plutôt une bonne nouvelle.
Un repreneur achète une activité qui a des comptes et, souvent, un parc d'équipements : ce parc peut être refinancé pour dégager de la trésorerie au moment de la reprise, comme dans notre dossier de reprise d'entreprise financée par le leaseback d'équipements industriels.
Une entreprise existante qui lance une activité nouvelle, elle, apporte ses propres comptes à l'appui du projet : c'est le cas le plus simple à financer, même quand le métier visé est entièrement neuf pour elle.

En résumé

  • Une entreprise qui vient d'être créée peut financer son matériel en crédit-bail ou en location financière sans attendre son premier bilan : le matériel, propriété du bailleur, sert de garantie.
  • Le prévisionnel, le parcours du dirigeant et la nature de l'équipement remplacent les comptes annuels ; les premiers relevés d'activité les complètent dès qu'ils existent.
  • Un devis, un prévisionnel, les statuts ou leur projet et une présentation du dirigeant suffisent pour une réponse de principe, y compris avant l'immatriculation.
  • Premier loyer majoré, loyers calés sur la montée en charge, différé des premiers loyers, appui d'une holding et leaseback du matériel déjà payé sont des leviers réellement utilisés, jamais des conditions préalables.
  • Sur 21 dossiers publiés de création, d'ouverture ou de reprise, les durées vont de 24 à 60 mois ; la restauration et l'industrie en représentent les deux tiers.

Vous lancez votre activité et devez vous équiper ? Estimez une mensualité avec notre simulateur de financement en leasing, ou décrivez-nous votre projet avec votre devis et votre prévisionnel : nous étudions votre dossier et vous répondons sous 48 heures, même si votre société n'est pas encore immatriculée.

Source : Insee Première n° 2092, « Les créations d'entreprises en 2025 », 28 janvier 2026

Questions fréquentes

Peut-on faire la demande avant l'immatriculation de la société ?

Oui, le dossier peut être ouvert pendant la création. Un projet de statuts, le prévisionnel et le devis du fournisseur suffisent pour commencer l'étude ; le contrat, lui, est signé au nom de la société une fois celle-ci immatriculée. Démarrer tôt évite de découvrir la question du financement la semaine où le matériel doit être livré.

Une reprise d'entreprise se finance-t-elle comme une création ?

Le point de départ est différent : un repreneur achète une activité qui a déjà des comptes, des clients et souvent un parc d'équipements. Ce parc peut être refinancé en leaseback pour dégager de la trésorerie au moment de la reprise, et les équipements à venir financés en crédit-bail ou en location financière. Décrivez-nous l'opération dès le premier échange : les comptes de la société reprise font partie du dossier.

Peut-on financer un logiciel ou une licence au démarrage de l'activité ?

Oui. Une licence de logiciel métier, son hébergement et même le site internet de l'entreprise peuvent être regroupés dans un seul contrat de location financière, y compris pour une société en cours de création. Si un acompte a déjà été versé à l'éditeur, le financement peut porter sur le seul solde restant.

Un établissement qui ouvre en outre-mer peut-il être financé ?

Oui, l'ouverture d'un établissement hors de France métropolitaine se finance aussi : nous avons par exemple structuré la location financière de la cuisine professionnelle complète d'un restaurant ouvert en bord de plage en outre-mer. Indiquez simplement la localisation du projet et le lieu de livraison du matériel dès votre demande.

Combien de temps faut-il pour obtenir une réponse sur un dossier de création ?

Leaseworld se prononce sous 48 heures à réception d'un dossier complet, que l'entreprise ait dix ans d'existence ou qu'elle soit en cours d'immatriculation. Ce qui accélère le plus la réponse, c'est un devis précis et un prévisionnel qui explique d'où viendront les premiers revenus.