Sur les douze mois glissants à fin juin 2026, la Banque de France a dénombré 70 803 défaillances d'entreprises (chiffre publié le 7 août 2026), contre 70 117 à fin mai — une hausse confirmée par Altares, qui évalue le cumul à fin juin à 71 600 (+5,4 % sur un an au deuxième trimestre) selon une méthodologie différente.
Dans ce contexte, Leaseworld finance l'équipement sans ponctionner la trésorerie, par des loyers sur 36 à 84 mois, avec une réponse sous 48 heures.
Les deux sources convergent : le très bref répit de mai n'a pas duré.
Pour les dirigeants et directions financières, ce contexte a une conséquence directe : chaque décision d'investissement en équipement doit déormais être arbitrée autant en fonction de la trésorerie disponible que du besoin opérationnel.
C'est précisément le rôle que joue le financement en leasing.
Que montrent les derniers chiffres de la Banque de France sur les défaillances d'entreprises ?
Le nombre de défaillances a franchi un premier record fin 2025, avec 68 564 procédures sur douze mois à fin décembre (+3,5 % sur un an).
La hausse s'est poursuivie au premier semestre 2026, portant le cumul glissant au-dessus de la barre des 70 000 dès le printemps, avant un très léger repli en mai :
- 70 803 défaillances sur 12 mois glissants à fin juin 2026 (Banque de France, publié le 7 août 2026)
- 71 600 à fin juin 2026 selon Altares, méthodologie distincte (étude T2 2026)
- 70 117 à fin mai 2026 (Banque de France)
- 70 257 à fin avril 2026 (données révisées, Banque de France)
- 68 564 à fin décembre 2025, alors présenté comme un niveau record
Le repli ponctuel de mai n'a donc pas duré : la Banque de France enregistre une reprise de la hausse en juin, confirmée par l'étude Altares du deuxième trimestre 2026 (publiée le 16 juillet 2026), 17 486 procédures collectives ont été ouvertes sur le trimestre, en hasse de 5,4 % sur un an, portant le cumul sur 12 mois au-dessus de la barre des 71 600 — un niveau désormais proche de 40 % supérieur à celui d'avant la crise sanitaire.
La lecture par secteur confirme la photographie de l'article : le BTP est le seul grand secteur en léger repli (-0,8 %), pendant que les défaillances progressent nettement dans la santé, l'action sociale et l'éducation (+17,2 %) et surtout dans l' agriculture (+21 %).
Un chiffre à lire dans la durée, pas comme un pic isolé
L'essentiel n'est pas la variation d'un mois sur l'autre, mais la tendance de fond : le nombre de défaillances a augmenté de façon quasi continue depuis 2022, dépassant aujourd'hui les niveaux observés avant la crise sanitaire.
Pour une entreprise qui investit, cela change la nature du risque à couvrir : ce n'est plus seulement le risque propre au projet financé, mais le risque de tension de trésorerie généralisée dans son écosystème (clients, fournisseurs, sous-traitants).
En quoi le financement en leasing réduit-il ce risque de trésorerie ?
Le leasing d'équipement (crédit-bail ou location financière) répond directement à ce changement de priorité, pour trois raisons concrètes :
- Pas de sortie de trésorerie immédiate : l'équipement est financé sur la durée par des loyers, au lieu de mobiliser un apport ou un crédit classique qui immobilise du cash disponible.
- Lignes de crédit bancaires préservées : le leasing n'entame pas les capacités d'emprunt existantes de l'entreprise, qui restent disponibles pour financer son cycle d'exploitation si un choc conjoncturel survient.
- Charges lissées et prévisibles : des loyers fixes sur toute la durée du contrat facilitent le pilotage de trésorerie, plus difficile à assurer avec un endettement classique exposé aux variations de taux.
Crédit-bail ou location financière : quel choix quand la visibilité économique est réduite ?
Notre analyse du baromètre ASF du premier trimestre 2026 montrait déjà ce basculement : le crédit-bail (avec option d'achat) ralentit son repli mais reste prudent, pendant que la location financière et la location longue durée renouent avec la croissance.
Ce sont précisément les produits sans engagement sur la valeur résiduelle qui progressent le plus dans un contexte où la visibilité à moyen terme s'est réduite — une lecture cohérente avec la hausse des défaillances observée depuis fin 2025.
Ce que cela change concrètement pour votre entreprise en 2026
Que vous soyez une exploitation agricole, une entreprise du BTP, un site industriel ou une structure de santé, la question à se poser avant un investissement en équipement n'est plus seulement "puis-je me le payer ?" mais "quel est l'impact sur ma trésorerie si mon activité ralentit pendant 12 à 24 mois ?" :
- Un investissement financé en leasing ne pèse sur la trésorerie qu'à hauteur du loyer périodique, ce qui limite l'exposition en cas de retournement d'activité.
- Conserver ses lignes de crédit bancaires intactes donne une marge de manœuvre supplémentaire si un client ou un partenaire clé rencontre lui-même des difficultés.
- Un contrat calé sur la durée d'usage réelle de l'équipement évite de s'engager financièrement au-delà de la visibilité réelle sur l'activité.
En résumé
- 70 803 défaillances d'entreprises sur 12 mois glissants à fin juin 2026 en France selon la Banque de France (71 600 selon Altares, méthodologie distincte, +5,4 % au T2 2026 sur un an), contre 70 117 à fin mai — un niveau toujours historiquement élevé.
- La hausse continue depuis 2022 change la nature du risque à couvrir pour toute entreprise qui investit : la tension de trésorerie généralisée, pas seulement le risque propre au projet financé.
- Le leasing d'équipement préserve la trésorerie et les lignes de crédit bancaires, tout en lissant la charge financière sur la durée du contrat.
- Les produits sans option d'achat (location financière, LLD) progressent particulièrement dans ce contexte de visibilité réduite, en cohérence avec le baromètre ASF du premier trimestre 2026.
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Sources : Défaillances d'entreprises — 2e trimestre 2026 — Altares · Défaillances d'entreprises — France, mai 2026 — Banque de France · France : les défaillances d'entreprises progressent légèrement en juin — Boursorama, 7 août 2026 (données Banque de France)
