Une entreprise peut financer ses panneaux solaires, ses ombrières photovoltaïques, ses bornes de recharge ou ses pompes à chaleur en crédit-bail ou en location financière, sur une durée souvent calée pour que le loyer reste inférieur à l'économie d'énergie produite : dans les 51 études de cas publiées dans notre rubrique Énergie & solaire, 84 mois est la durée ferme la plus fréquente (12 dossiers), devant 60 mois (9).
Leaseworld étudie ces projets à partir du devis de l'installateur, installation et raccordement compris, et vous répond sous 48 heures avec un échéancier chiffré.
Ce dossier fait le point sur les obligations qui déclenchent ces investissements, les aides qu'il faut savoir articuler avec un leasing et ce que nos dossiers réels montrent.
Comment financer des panneaux solaires ou des bornes de recharge pour son entreprise ?
Il existe trois façons de payer un tel équipement : comptant, par un crédit bancaire, ou en loyers.
Les deux premières font entrer l'investissement au bilan et mobilisent soit la trésorerie, soit la capacité d'emprunt ; la troisième laisse le bailleur acheter l'installation et la régler à l'installateur, pendant que l'entreprise l'utilise contre un loyer mensuel.
Sur un équipement qui produit lui-même une économie, ce dernier point change la lecture du projet : on ne compare plus un prix à une trésorerie, on compare un loyer à une facture évitée.
Le choix entre crédit-bail et location financière dépend de ce que l'entreprise veut faire de l'installation au terme.
Une centrale photovoltaïque ou des ombrières que l'on compte exploiter vingt ans appellent un crédit-bail, avec une option d'achat qui en transfère la propriété à la fin du contrat.
Des équipements dont la technologie évolue vite, comme certains systèmes de pilotage ou de supervision, se prêtent mieux à une location financière, qui permet de les renouveler.
Les deux montages sont détaillés, pour le seul photovoltaïque, sur notre page financement de panneaux solaires en leasing.
Quelles obligations poussent les entreprises à investir dès maintenant ?
Une partie de ces investissements n'est plus un choix d'opportunité : la loi en fixe le calendrier.
Trois textes concernent directement les entreprises qui possèdent ou occupent un parking ou un bâtiment tertiaire, et chacun se traduit par un équipement à financer.
Les ombrières photovoltaïques sur les grands parkings (loi APER)
L'article 40 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023, dite loi APER, impose aux parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500 m² d'être équipés, sur au moins la moitié de leur superficie, d'ombrières intégrant un procédé de production d'énergies renouvelables.
L'échéance est fixée au 1er juillet 2026 pour les parcs de 10 000 m² et plus, et au 1er juillet 2028 pour ceux de 1 500 à 10 000 m².
Depuis la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025, des dispositifs mixtes sont admis : des ombrières couvrant au moins 35 % de la moitié à ombrager, complétées par des dispositifs végétalisés.
Pour une entreprise concernée, la question n'est plus de savoir s'il faut investir, mais comment le faire sans bloquer d'autres projets.
Les bornes de recharge dans les parkings non résidentiels
L'article L113-13 du code de la construction et de l'habitation impose aux bâtiments non résidentiels dont le parc de stationnement compte plus de vingt emplacements de disposer, depuis le 1er janvier 2025, d'au moins un point de recharge, sur un emplacement accessible aux personnes à mobilité réduite.
S'y ajoute un point de charge par tranche de vingt emplacements supplémentaires, sauf si des travaux importants d'adaptation du réseau électrique sont nécessaires.
Les bornes, leur raccordement et leur supervision se financent ensemble, et c'est d'aileurs l'un des équipements que l'on associe le plus facilement à une installation solaire.
Le décret tertiaire et la baisse des consommations
L'article L174-1 du même code fixe aux bâtiments à usage tertiaire un objectif de réduction de la consommation d'énergie finale d'au moins 40 % en 2030, 50 % en 2040 et 60 % en 2050, par rapport à une année de référence qui ne peut être antérieure à 2010.
L'obligation vise les bâtiments d'une surface de plancher supérieure ou égale à 1 000 m² (article R174-22), et les consommations sont déclarées chaque année sur une plateforme dédiée.
Pompes à chaleur, systèmes de chauffage, ventilation et climatisation, éclairage et pilotage énergétique sont les leviers matériels de cette baisse, et ils se financent comme n'importe quel équipement professionnel.
Quelles aides peut-on combiner avec un leasing ?
Un financement locatif ne ferme pas la porte aux aides, mais il faut regarder qui en est le bénéficiaire.
Pour les certificats d'économies d'énergie, l'arrêté du 4 septembre 2014 désigne le locataire de l'équipement comme bénéficiaire de l'opération, et précise que le crédit-bail et la location avec option d'achat sont considérés comme des locations d'équipements.
Une entreprise qui passe par un crédit-bail reste donc dans le champ du dispositif ; la prime vient alors réduire le montant à financer ou s'ajouter à la trésorerie, selon la façon dont l'installateur la porte sur son devis.
Pour les bornes de recharge, la prudence s'impose.
Le programme Advenir, financé par les certificats d'économies d'énergie, a fermé plusieurs de ses primes destinées aux entreprises, la plus récente étant celle des professionnels des services de l'automobile, supprimée au 1er janvier 2026.
Avant d'intégrer une aide au plan de financement, vérifiez qu'elle est ouverte à votre cas précis : un loyer calculé sur une subvention qui n'arrive pas est la pire surprise possible.
Nous construisons l'échéancier sur le montant réellement à financer, sans supposer une aide non confirmée.
Ce que montrent nos dossiers énergie publiés
Les études de cas de la rubrique nos accompagnements réalisés sont des demandes réelles, anonymisées, et chacune indique le montage et la durée retenus.
Sur les 51 dossiers Énergie & solaire, la répartition des durées fermes (84 mois pour 12 dossiers, 60 mois pour 9, 72 mois pour 4) confirme ce qu'on observe sur l'ensemble du site : la durée suit la vie économique de l'équipement, comme nous l'expliquons dans notre dossier sur la durée d'un leasing et le calcul des loyers.
Quatre dossiers montrent les mécanismes qui comptent sur ce type de projet.
- Une centrale photovoltaïque de 17 kWc en autoconsommation financée en crédit-bail sur 84 mois, durée choisie pour maintenir le loyer sous l'économie d'électricité constatée.
- Un programme d'ombrières photovoltaïques sur les parkings d'une entreprise, en crédit-bail mobilier sur 84 mois, avec des déblocages calés sur le chantier et les bornes de recharge intégrées au même dossier.
- Le déploiement d'infrastructures de recharge pour véhicules électriques en crédit-bail sur 60 à 84 mois, avec une enveloppe pluriannuelle qui évite de réinstruire un dossier à chaque nouveau site.
- Des pompes à chaleur et une climatisation industrielle pour un laboratoire, financées en crédit-bail sur 60 mois avec option d'achat, dans des délais compatibles avec le planning du chantier.
Un dernier dossier résume à lui seul la logique de ces financements : pour un opérateur spécialisé, chaque opération d'efficacité énergétique a été montée en location financière avec des loyers calibrés sur les économies attendues.
Les clients finaux ont engagé leurs travaux sans apport initial, et le projet est devenu neutre pour leur trésorerie.
Qu'est-ce qui entre dans le montant financé ?
Tout ce qui figure sur le devis de l'installateur, et pas seulement le matériel.
Sur un projet énergétique, les postes hors équipement pèsent lourd, et les laisser de côté oblige à les payer comptant au moment même où l'entreprise investit.
- Panneaux, onduleurs, batteries de stockage et structures d'ombrières.
- Bornes de recharge, coffrets et protections électriques.
- Pompes à chaleur, équipements de chauffage, ventilation et climatisation.
- Pose, raccordement, génie civil, marquage et signalétique.
- Supervision, suivi de production et pilotage à distance.
- Contrat de maintenance, s'il est intégré aux loyers.
Pour la climatisation et les pompes à chaleur seules, notre page financement de climatisation en leasing détaille les systèmes couverts.
Une installation déjà payée peut aussi redevenir de la trésorerie par un leaseback, utile quand l'entreprise a autofinancé une première tranche et veut lancer la suivante.
Vous êtes installateur ou distributeur ?
Une grande partie de nos dossiers énergie viennent d'installateurs photovoltaïques, de climatisation ou d'efficacité énergétique qui veulent présenter une offre complète : équipement, pose et loyer mensuel dans la même proposition.
C'est le principe du financement des ventes de panneaux solaires, où l'installateur est réglé à la livraison pendant que son client paie en loyers.
Estimer son loyer et déposer sa demande
Le simulateur de leasing donne un ordre de grandeur de mensualité sur 60, 72 ou 84 mois à partir du montant de votre devis.
Comparez-le à votre facture d'énergie actuelle et à l'économie estimée par votre installateur : c'est la première vérification à faire, avant même de constituer un dossier.
Quand le projet est cadré, envoyez-nous le devis et l'étude de l'installateur par le formulaire de contact.
Nous étudions le dossier et vous répondons sous 48 heures avec un échéancier précis, report de mise en service et déblocages par étapes compris si votre chantier le demande.
Sources : Loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables, article 40, Légifrance · Code de la construction et de l'habitation, article L113-13, Légifrance · Code de la construction et de l'habitation, article L174-1, Légifrance · Arrêté du 4 septembre 2014 relatif aux certificats d'économies d'énergie, article 3, Légifrance · Programme Advenir, fin des primes pour les professionnels des services de l'automobile, 3 novembre 2025
