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La directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD) est une réglementation essentielle promulguée dans l’Union européenne pour améliorer la transparence et la capacité des entreprises à rendre compte de leurs pratiques en matière de durabilité.
Officiellement adoptée le 5 janvier 2023, la directive remplace la directive sur l’information non financière (NFRD) et introduit des obligations d’information complètes qui obligent les entreprises à divulguer des informations détaillées sur leurs impacts et risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
Cette directive met l’accent sur le principe de la « double matérialité », exigeant des organisations et entreprises qu’elles évaluent à la fois la manière dont les questions de durabilité affectent leur performance financière et la manière dont leurs activités ont un impact sur la société et l’environnement.

En France, le CSRD a été rapidement intégré dans la législation nationale par le biais de l’ordonnance n° 2023-703, publiée le 26 juillet 2023.
Cette mise en œuvre rapide démontre l’engagement de la France à promouvoir un cadre de développement durable solide qui s’aligne sur les normes européennes, améliorant ainsi la comparabilité et la crédibilité des informations ESG dans toute la région.
En conséquence, un plus grand nombre d’entreprises, y compris les entreprises non européennes ayant des activités importantes dans l’UE, doivent maintenant se conformer à ces exigences strictes en matière de reporting, ce qui marque un changement important dans les pratiques de gouvernance d’entreprise.

Cependant, l’introduction du CSRD présente également des défis considérables pour les entreprises en France et au-delà.
Les organisations sont confrontées à la complexité de la collecte des données, à l‘intégration de la durabilité dans les stratégies commerciales et à la nécessité de renforcer l’engagement des parties prenantes pour répondre aux nouvelles exigences.
Les négociations en cours sur la mise en œuvre de la directive ont soulevé des préoccupations concernant des modifications potentielles qui pourraient exempter les petites entreprises de la conformité, ce qui a déclenché des débats sur l’importance de la mise en œuvre de la directive.

L’influence de la CSRD va au-delà de la conformité réglementaire ; elle se positionne comme une force de transformation qui encourage les entreprises à donner la priorité à la durabilité en tant qu’aspect central de leurs cadres opérationnels.
Au fur et à mesure que les entreprises naviguent dans ces changements, la directive façonne non seulement leurs pratiques de reporting mais aussi leurs stratégies à long terme, avec une reconnaissance croissante du fait que la durabilité fait partie intégrante de l’obtention d’un avantage concurrentiel et de la résolution des défis mondiaux tels que le changement climatique et l’inégalité sociale.

Contexte

La directive relative à l’information sur le développement durable des entreprises (CSRD) représente une évolution significative de la gouvernance d’entreprise, en remédiant aux limites de son prédécesseur, la directive relative à l’information non financière (NFRD).
Officiellement entrée en vigueur le 5 janvier 2023, la CSRD vise à renforcer la cohérence et l’exhaustivité des rapports sur le développement durable dans l’ensemble de l’Union européenne.
Cette directive introduit de nouvelles obligations de reporting pour les entreprises, les obligeant à publier des informations détaillées sur les questions sociales et environnementales qui sont importantes pour leurs activités commerciales, ainsi que sur leurs impacts sur la société et l’environnement.
En vertu de la directive, les entreprises doivent fournir des informations sur un large éventail de paramètres de durabilité, notamment les émissions de gaz à effet de serre, les politiques en matière de droits du travail et les cadres de gouvernance.
Cette obligation est guidée par le principe de la « double matérialité », ce qui signifie que les organisations doivent rendre compte non seulement de la manière dont les questions de développement durable affectent leurs performances financières, mais aussi de l’impact de leurs activités sur les facteurs environnementaux et sociaux.
Les nouvelles exigences nécessitent un changement de paradigme dans la manière dont les organisations collectent les données, s’engagent avec les parties prenantes et intègrent le développement durable dans leurs stratégies commerciales de base.

La directive définit un cadre structuré pour l’établissement de rapports sur le développement durable, obligeant les entreprises à inclure des informations sur le développement durable dans leurs rapports de gestion.
Elle prévoit l’établissement de normes européennes d’information sur le développement durable (ESRS) qui définissent la manière dont les données sur le développement durable doivent être collectées et présentées.
Ces normes couvrent divers aspects, y compris les informations environnementales, sociales et de gouvernance, favorisant ainsi une plus grande transparence et responsabilité dans les pratiques de l’entreprise.
L’introduction du CSRD est également opportune, car la nécessité d’un rapport normalisé et obligatoire sur le développement durable est de plus en plus reconnue.
Ce changement ne répond pas seulement à la demande croissante de rapports sur le développement durable.
Cette évolution répond non seulement aux exigences croissantes en matière de responsabilité des entreprises, mais vise également à faciliter des décisions d’investissement mieux informées et à promouvoir le développement durable dans l’ensemble de l’UE.
Les entreprises sont désormais confrontées au défi de s’adapter à ce nouveau paysage, de se conformer aux exigences complexes de la directive sur la responsabilité sociale des entreprises, tout en tenant compte de leurs impacts environnementaux et sociaux.

Principales dispositions de la CSRD

La directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD) comprend plusieurs dispositions clés visant à améliorer la transparence et la responsabilité des pratiques de durabilité des entreprises au sein de l’Union européenne.
Cette directive s’appuie sur la précédente directive sur les rapports non financiers (NFRD), élargissant ainsi de manière significative le champ d’application et l’étendue des exigences en matière de rapports pour les entreprises.

Exigences accrues en matière de rapports

L’un des principaux objectifs de la directive est de normaliser et d’améliorer les rapports sur la durabilité dans un large éventail de secteurs.
Les entreprises couvertes par la directive doivent désormais fournir des informations détaillées sur leurs pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
Cela inclut l’obligation d’auditer les rapports de durabilité, ce qui augmente la crédibilité des informations divulguées et garantit qu’elles sont conformes aux cadres d’information établis tels que la Global Reporting Initiative (GRI) et le Sustainability Accounting Standards Board (SASB).

Engagement des parties prenantes

La CSRD souligne l’importance de l’engagement des parties prenantes dans le processus de reporting.
Les organisations sont encouragées à maintenir un dialogue ouvert avec les différentes parties prenantes, y compris les investisseurs, les clients et les membres de la communauté, afin d’aligner leurs rapports sur le développement durable sur les attentes des parties prenantes et de traiter efficacement les questions urgentes.
Cette interaction facilite non seulement la conformité, mais aide également les entreprises à instaurer la confiance et à améliorer leur réputation au sein de leur secteur d’activité.

Un champ d’application élargi

Dans le cadre de la directive sur le développement durable, l’éventail des entreprises tenues de rendre compte de leurs activités en matière de développement durable a été élargi.
Les entreprises cotées en bourse dans l’UE doivent se conformer aux exigences du CSRD et fournir des informations complètes sur leurs impacts en matière de développement durable.
Qui plus est, les entreprises non européennes ayant une présence significative dans l’UE sont également soumises à ces exigences, ce qui permet à un plus grand nombre d’entreprises de rendre compte de leurs pratiques en matière de développement durable.

Diligence raisonnable et responsabilité

La directive prévoit que les entreprises évaluent l’adéquation et l’efficacité de leurs mesures de diligence raisonnable tous les cinq ans, au lieu d’une fois par an.
Ce changement de fréquence permet aux organisations de se concentrer sur des stratégies de développement durable à long terme tout en s’assurant que leurs processus de reporting sont robustes et fiables.
À savoir que, le CSRD prévoit des sanctions importantes en cas de non-conformité, soulignant l’importance d’adhérer aux réglementations établies.
Les infractions peuvent avoir des conséquences graves, notamment des peines d’emprisonnement et des amendes substantielles pour les dirigeants d’entreprise qui entravent les processus de reporting ou qui ne fournissent pas la documentation nécessaire aux auditeurs.

Principe de la double matérialité

L’une des dispositions notables de la CSRD est l’incorporation du double principe de matérialité, qui exige des entreprises qu’elles examinent non seulement la manière dont les questions de durabilité affectent leurs performances financières, mais aussi l’impact de leurs activités sur l’environnement et la société.
Cette approche globale encourage les entreprises à intégrer le développement durable dans leurs stratégies et opérations de base, en favorisant une culture de la responsabilité et de l’obligation de rendre des comptes.

Mise en œuvre en France

La France a pris des mesures importantes en vue de la mise en œuvre de la directive sur le reporting en matière de durabilité des entreprises (CSRD), se positionnant ainsi comme un leader en matière de pratiques de durabilité au sein de l’Union européenne.
La CSRD a été transposée en droit français par l’ordonnance n° 2023-703, publiée le 26 juillet 2023, et précisée par un décret le 30 décembre 2023.
Cette action rapide reflète l’engagement de la France à aligner ses pratiques de reporting non financier sur les normes européennes, facilitant ainsi la transparence et la comparabilité des informations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans la région.
Dans les appels d’offres soumis aux entreprises, une part de produits reconditionnés est demandée.

Principales caractéristiques de la mise en œuvre de la CSRD

La mise en œuvre de la CSRD exige que les entreprises publient des informations détaillées sur leurs politiques de développement durable, leurs risques et leurs impacts sur l’environnement et la société.
Cela inclut des exigences strictes en matière d’audit afin de garantir l’exactitude et l’intégrité des informations communiquées.
Les obligations de reporting devant débuter pour certaines entreprises dès l’exercice 2024, les organisations sont poussées à se préparer de manière adéquate à ces nouvelles exigences

Changement culturel et renforcement des capacités

Pour mettre en œuvre efficacement la DCRD, les organisations françaises doivent opérer un changement culturel, en investissant dans la formation de leurs employés aux principes du développement durable et aux pratiques de reporting.
Le recours à des experts externes en matière de rapports sur le développement durable sera un point central pour s’y retrouver dans les exigences complexes établies par la directive, garantissant ainsi des informations de haute qualité et la conformité avec l’évolution du paysage réglementaire.
Cet engagement en faveur de la formation et de la collaboration avec des experts est essentiel pour favoriser une culture de la durabilité à tous les niveaux d’une organisation.

Cadre réglementaire et défis en matière de conformité

La transposition du CSRD en France s’inscrit dans un mouvement plus large visant à renforcer la durabilité et la transparence des pratiques des entreprises au niveau européen.
Cependant, des défis subsistent au fur et à mesure que le paysage réglementaire évolue.
La proposition de la France de demander un report indéfini de l’application de la directive, ainsi que l’augmentation significative des seuils d’application, indiquent que des négociations sont en cours et que l’influence des organisations patronales préoccupées par la question de la transposition de la directive se fait sentir.
l’influence des organisations patronales préoccupées par la charge réglementaire.
Ces modifications proposées pourraient potentiellement exclure un grand nombre d’entreprises des exigences de la directive, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la régression potentielle des normes de durabilité atteintes ces dernières années.

Orientations futures

À l’avenir, la mise en œuvre réussie de la directive sur le développement durable en France nécessitera une adaptation et un engagement continus de la part des entreprises pour intégrer le développement durable dans leurs cadres opérationnels.
Au fur et à mesure de l’application de la directive, les organisations devront être proactives pour relever les défis de la conformité tout en saisissant les opportunités offertes par l’attention accrue portée au développement durable.
La rapidité avec laquelle le gouvernement français a transposé la directive sert de base à ces efforts, en encourageant les entreprises à aligner leurs pratiques sur les objectifs ambitieux en matière de développement durable fixés au niveau national et au niveau de l’UE.

Défis rencontrés par les entreprises

La mise en œuvre de la directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD) présente plusieurs défis pour les entreprises, notamment en ce qui concerne la collecte de données et la conformité avec les nouvelles exigences en matière de rapports de durabilité.

Intégration du développement durable dans la stratégie de l’entreprise

L’intégration du développement durable dans le tissu de la stratégie de l’entreprise représente un autre défi de taille.
Les sociétés ont souvent du mal à aligner les objectifs de développement durable sur les objectifs généraux de l’entreprise, ce qui conduit à des efforts décousus et à des occasions manquées d’apporter des changements significatifs.
Le risque de cloisonnement organisationnel complique encore la collaboration et le partage des connaissances, qui sont essentiels pour se conformer à la directive sur le développement durable et réaliser les priorités en matière de développement durable dans l’ensemble de la hiérarchie.

Collecte et précision des données

L’un des principaux défis auxquels sont confrontées les organisations est la précision et la fiabilité des données requises pour la publication d’informations sur le développement durable.
des données nécessaires à la publication d’informations sur le développement durable.
De nombreuses entreprises sont confrontées à des méthodes de collecte de données et à des systèmes de reporting internes inadéquats, ce qui peut entraver leur capacité à collecter des données complètes et cohérentes sur le développement durable dans l’ensemble de leurs activités.
Ce défi est exacerbé par la nécessité de s’assurer que les données répondent à des normes de reporting strictes, ce qui rend la mise en place de cadres de gouvernance des données robustes essentielle pour la conformité.

Culture et préparation de l’organisation

L’instauration d’une culture de la durabilité au sein d’une organisation est essentielle pour une mise en conformité réussie.
L’intégration des objectifs de durabilité dans les valeurs fondamentales et la mission de l’entreprise, ainsi que la promotion de l’engagement et de l’adhésion des employés par le biais d’initiatives de formation, peuvent améliorer de manière significative la préparation à la conformité à la directive CSRD.
En outre, la création d’équipes interfonctionnelles axées sur le développement durable peut favoriser un changement culturel et promouvoir la cohérence des pratiques de conformité.

Complexité réglementaire

L’évolution du paysage réglementaire ajoute des couches de complexité aux efforts de mise en conformité.
Les entreprises doivent naviguer dans les méandres du CSRD tout en répondant aux attentes des parties prenantes et en s’adaptant aux changements potentiels de la réglementation.
Cet environnement d’incertitude réglementaire nécessite des investissements importants dans la technologie et la formation afin de doter les équipes des connaissances et des outils nécessaires à une gestion efficace des données sur le développement durable.

Allocation des ressources

Alors que les entreprises s’efforcent de répondre aux mandats du CSRD, elles doivent également faire face à des limitations de ressources.
L’obligation de rassembler une pléthore de points de données et de compléter diverses informations dans le cadre des normes européennes de rapport sur le développement durable (ESRS) exige des investissements considérables en termes de temps et de ressources.
Les entreprises doivent élaborer des stratégies proactives et allouer efficacement leurs ressources pour relever ces défis et garantir une conformité plus harmonieuse avec les directives en matière d’établissement de rapports.

Stratégies de mise en conformité

Pour réussir à se conformer aux exigences de la directive sur les rapports de durabilité des entreprises (CSRD), les entreprises françaises doivent adopter une approche stratégique et proactive.
Cela implique plusieurs stratégies clés pour assurer la conformité et favoriser une culture de la durabilité au sein des organisations.

Mise en œuvre progressive et préparation

La mise en œuvre progressive de la directive signifie que les entreprises doivent être prêtes à adapter leurs pratiques de reporting en fonction de leur taille et de leur type.
Les entités d’intérêt public et les grandes entreprises de plus de 500 employés doivent soumettre leurs premiers rapports d’ici 2025, tandis que les entreprises plus importantes qui n’étaient pas couvertes par la directive sur les rapports non financiers (NFRD) suivront en 2026.
Une préparation précoce est essentielle ; les entreprises devraient commencer à évaluer leurs pratiques actuelles en matière de développement durable et leurs capacités de reporting dès que possible. Elles pourront ainsi procéder aux ajustements et aux améliorations nécessaires avant l’approche des échéances de mise en conformité.

Audits complets et analyse des lacunes

La réalisation d’audits complets des pratiques existantes en matière de développement durable est essentielle pour identifier les lacunes en matière de conformité.
Une analyse approfondie des lacunes doit évaluer les processus de collecte des données, l’alignement sur les normes européennes de reporting sur le développement durable (ESRS) et les mécanismes d’assurance externe existants.
Cette évaluation interne permettra d’élaborer des stratégies sur mesure pour répondre aux exigences du CSRD.

Collaboration interdépartementale

La création d’un cadre solide pour l’établissement de rapports sur le développement durable nécessite une collaboration entre les différents services.
L’implication de différents départements, y compris les finances, les opérations et le service juridique, garantit une approche globale des rapports sur le développement durable qui s’aligne sur les attentes des parties prenantes et améliore la transparence et la crédibilité.

Technologie et outils numériques

Tirer parti de la technologie est une autre stratégie fondatrice pour la conformité.
Les entreprises devraient investir dans des outils numériques conçus pour la collecte et la communication de données environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
L’automatisation de l’intégration des données peut réduire de manière significative la charge administrative des méthodes traditionnelles de reporting, facilitant ainsi un processus de conformité plus efficace.

Formation et renforcement des capacités

La mise en œuvre efficace du CSRD nécessite un changement de culture au sein des organisations.
Les entreprises devraient investir dans des programmes de formation qui améliorent la compréhension des principes de durabilité et des pratiques de reporting par les employés.
Les ateliers conçus pour améliorer la capacité du personnel à interpréter les données sur le développement durable sont inestimables pour favoriser une culture de la responsabilité et de l’engagement.

Engagement des parties prenantes et consultation d’experts

Il est essentiel de s’engager avec les parties prenantes et de demander l’avis d’experts pour s’y retrouver dans les complexités du CSRD.
Les organisations doivent aligner leurs pratiques de reporting sur les attentes des parties prenantes afin de renforcer leur crédibilité.
En outre, des experts externes peuvent fournir des informations essentielles sur les exigences de conformité, garantissant ainsi des informations de haute qualité.

Amélioration continue et adaptation

Enfin, les entreprises doivent considérer le processus de mise en conformité avec le CSRD comme une entreprise dynamique.
L’amélioration continue basée sur le retour d’information et l’évolution du paysage réglementaire sera la clé du maintien de la conformité à long terme.
Cette capacité d’adaptation peut aider les organisations non seulement à répondre aux exigences actuelles, mais aussi à anticiper les changements futurs dans les normes de reporting sur le développement durable.
En adoptant ces stratégies, les entreprises peuvent mieux se préparer au CSRD, atténuer les risques de conformité et contribuer à un environnement commercial plus durable.

Études de cas

Mise en œuvre de la CSRD dans les entreprises françaises

Avec l’entrée en vigueur de la directive sur les rapports de développement durable des entreprises (CSRD), plusieurs entreprises françaises se lancent dans la production de rapports de développement durable.
Les études de cas mettent en lumière les différentes approches et les défis rencontrés par ces organisations qui s’adaptent aux nouvelles réglementations.

Grandes entreprises

Pour les grandes entreprises en France, en particulier celles qui répondent aux critères suivants : avoir plus de 250 employés, un bilan supérieur à 25 millions d’euros ou un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros, la mise en œuvre du CSRD exige des rapports de gestion détaillés qui incluent des informations sur le développement durable.
Ces rapports doivent être conformes aux réglementations locales et inclure des données sur les politiques relatives à la gestion des risques technologiques et à la responsabilité civile en cas d’incidents dans les installations Seveso à seuil élevé.
Certaines entreprises tirent parti du portail RSE, un outil gratuit qui facilite l’analyse de la double matérialité, la collecte de données et l’établissement de rapports sur le développement durable, afin de rationaliser ce processus.

Entreprises de taille intermédiaire et PME

Les autorités françaises préconisent une approche plus adaptée aux entreprises de taille intermédiaire, qui se situent entre les PME et les grandes entreprises.
Ces entreprises sont encouragées à se concentrer davantage sur les indicateurs de durabilité, en particulier ceux liés aux objectifs climatiques.
Dans le cadre de leur planification stratégique, certaines entreprises de taille intermédiaire intègrent des indicateurs de durabilité dans leurs modèles d’entreprise afin d’améliorer leur compétitivité et de s’aligner sur les attentes changeantes des consommateurs.

Défis et opportunités

La transition vers le reporting CSRD n’a pas été sans heurts.
Les entreprises font état de difficultés dans la collecte et la gestion des données, ainsi que dans le respect des nombreuses exigences.
Toutefois, les premiers à adopter des pratiques durables bénéficient d’avantages concurrentiels, tels que l’amélioration de la réputation de la marque et l’augmentation de l’intérêt des investisseurs.
Les entreprises reconnaissent que l’intégration de la durabilité dans leur stratégie d’entreprise n’est pas simplement une obligation réglementaire, mais un élément central pour l’innovation et la réussite à long terme sur le marché.

Contexte mondial

L’impact du CSRD s’étend au-delà des frontières françaises, influençant les entreprises ayant des activités significatives en Europe.
Ces entreprises doivent s’adapter pour aligner leurs pratiques de développement durable sur les normes européennes, ce qui représente à la fois un défi et une opportunité d’établir un leadership mondial en matière d’information sur le développement durable.
En surmontant ces défis transitoires, les entreprises peuvent non seulement se conformer aux normes réglementaires, mais aussi favoriser une culture de la responsabilité et de la transparence qui trouve un écho auprès des parties prenantes du monde entier.

Perspectives d’avenir

La Directive sur les rapports de durabilité des entreprises (DRIDE) devrait influencer de manière significative le paysage des rapports de durabilité en France et dans l’ensemble de l’Union européenne.
Alors que de plus en plus d’entreprises s’engagent à faire preuve de transparence et de responsabilité, la DRSD devrait faire des normes de reporting renforcées une nouvelle norme de gouvernance d’entreprise, affectant un nombre croissant d’entreprises dans l’UE et au-delà.

Évolution des exigences en matière de rapports

À l’avenir, la mise en œuvre progressive de la directive sur la responsabilité sociale des entreprises se traduira par un plus grand nombre d’entreprises tenues de rendre compte de leurs performances environnementales, sociales et de gouvernance (ESG).
Le nombre d’entreprises soumises à ces obligations devrait augmenter considérablement, passant d’environ 5 000 à près de 50 000, car la directive étend son champ d’application aux grandes PME et aux PME cotées en bourse, ainsi qu’aux entreprises non européennes ayant des activités significatives dans l’UE.
Ces évolutions marquent un tournant vers des pratiques de durabilité plus robustes et plus transparentes dans le secteur des entreprises.

Impact sur les chaînes de valeur

Même les organisations qui ne relèvent pas directement du champ d’application du CSRD doivent reconnaître que les implications de la directive s’étendront à leurs activités.
Les grandes entreprises devront rendre compte de l’ensemble de leur chaîne de valeur, y compris des données ESG détaillées provenant de leurs fournisseurs et de leurs sous-traitants, ce qui implique une obligation de rendre compte de manière exhaustive à tous les niveaux de l’entreprise.
Cette évolution souligne la demande croissante d’informations sur le développement durable de la part des investisseurs et des consommateurs, obligeant les petites entreprises à adapter leurs pratiques pour répondre aux exigences des clients.

Simplification de la diligence raisonnable

Alors que le CSRD introduit des normes rigoureuses en matière d’établissement de rapports, il y a également un mouvement vers la rationalisation des exigences en matière de diligence raisonnable.
Les entreprises seront autorisées à concentrer leurs évaluations principalement sur les partenaires commerciaux directs, en relâchant l’obligation d’évaluer systématiquement les partenaires indirects, à moins que des informations crédibles ne suggèrent des impacts négatifs potentiels.
Cet ajustement vise à alléger certaines des charges administratives liées à la conformité, en particulier pour les petites entreprises de la chaîne d’approvisionnement.

Intégration de la durabilité dans la stratégie de l’entreprise

Sur un marché de plus en plus concurrentiel, les entreprises sont invitées à intégrer la durabilité dans leurs stratégies de base.
Les organisations qui accordent la priorité aux considérations ESG seront mieux positionnées pour répondre aux attentes en constante évolution des consommateurs et des investisseurs.
La sensibilisation au changement climatique et aux questions de durabilité augmentant, celles qui s’adaptent de manière proactive à ces changements bénéficieront probablement d’un avantage concurrentiel.
La CSRD ne présente pas seulement des défis réglementaires, mais aussi des opportunités pour les entreprises d’améliorer leur réputation et leur résilience opérationnelle grâce à des pratiques durables.

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Patricia Fesneau

Co-fondatrice de Leaseworld, Patricia est experte en financement des entreprises.